Un client garde un devis signé six mois dans un tiroir, puis débarque en disant « j’ai signé, je veux ce prix ». Sans date de validité écrite sur le document, il a juridiquement raison, et ce même si le prix du matériau a bougé de 20 % entre-temps.
Un devis engage tant qu’il n’a pas de date de fin
Un devis accepté par le client vaut acceptation d’une offre : il engage les deux parties aux conditions écrites, sans limite de durée sauf si le document en prévoit une. C’est le principe même de l’offre en droit des contrats suisse : celui qui l’a émise reste lié jusqu’à ce qu’elle expire ou soit retirée.
La ligne à ne jamais oublier
« Devis valable 30 jours » (ou 60, selon la nature du chantier) n’est pas une formule de politesse. C’est ce qui empêche un client de ressortir un prix figé des mois plus tard, pendant que vos fournisseurs ont déjà révisé les leurs.
Que faire quand le chantier démarre après l’expiration
Si le devis a expiré, un nouveau devis (ou un avenant confirmant le prix révisé) doit être établi et accepté avant de démarrer
Si le chantier a déjà commencé sous l’ancien devis, une clause de révision de prix (matériaux notamment) permet de répercuter une hausse documentée sans renégocier tout le contrat
À défaut de clause, une hausse significative et documentée du prix d’un matériau spécifique peut parfois justifier un avenant négocié (mais c’est une discussion, pas un droit automatique)
Ce que ça change en pratique
Sur des matériaux volatils (bois, métal, isolants), une validité de 30 jours plutôt que 90 réduit nettement le risque de devoir absorber une hausse sur un devis resté trop longtemps sans réponse. Sur des prestations de main-d’œuvre pure, la validité compte moins, mais elle ne coûte jamais rien à écrire.
La validité, jamais oubliée sur un devis
Chaque devis Cantia inclut automatiquement sa date de validité, calculée depuis vos paramètres d’entreprise. Plus besoin d’y penser à chaque envoi.
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