Un salarié en arrêt maladie continue en général de toucher son salaire pendant un certain temps, via son employeur ou une assurance collective. Un indépendant du bâtiment, lui, ne touche rien du tout par défaut : trois semaines d’arrêt maladie sans assurance spécifique signifient trois semaines sans le moindre revenu de remplacement.
La confusion la plus fréquente : LAMal ne veut pas dire revenu garanti
La LAMal (assurance-maladie de base, obligatoire pour tout résident suisse) couvre les soins médicaux : consultations, hospitalisation, médicaments. Elle ne remplace jamais un revenu perdu. Les indemnités journalières en cas de maladie relèvent d’un régime totalement distinct et facultatif.
Deux façons de se couvrir, aucune obligatoire
Une assurance d’indemnités journalières maladie (IJM) peut être souscrite soit comme assurance privée régie par la LCA (loi sur le contrat d’assurance), soit comme assurance facultative d’indemnités journalières relevant elle-même de la LAMal. Dans les deux cas, la démarche reste volontaire, rien ne l’impose légalement à un indépendant.
Ce que ça veut dire en pratique
Sans IJM, un arrêt maladie de plusieurs semaines peut mettre en péril la trésorerie personnelle et professionnelle d’un indépendant sans autre revenu
Le délai de carence (période avant que les indemnités ne commencent à courir) varie selon le contrat souscrit, un point à vérifier avant de considérer une couverture comme suffisante
Plus l’activité dépend physiquement de la présence de l’indépendant sur le chantier (contrairement à un rôle de gestion à distance), plus l’absence de couverture pèse lourd en cas d’incapacité
Une pièce d’un puzzle plus large
L’assurance perte de gain maladie s’ajoute à une liste de décisions de prévoyance qu’un indépendant doit prendre lui-même, faute d’obligation légale : AVS/AI obligatoire, LPP facultative, LAA généralement facultative sans employé, et maintenant l’IJM. Aucune de ces briques ne se met en place automatiquement : chacune demande une démarche volontaire, souvent négligée dans les premières années d’activité, quand la priorité va au chiffre d’affaires plutôt qu’à la prévoyance.
Une rentabilité claire, même pour anticiper ces décisions
Voir précisément ce que rapporte chaque chantier aide aussi à budgétiser sereinement une prévoyance volontaire, et le module Rentabilité de Cantia donne justement cette visibilité en continu.
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