Un chantier à CHF 25’000 avec un acompte de 30 % au départ semble prudent. Il ne l’est pas si tout le reste tombe sur une seule facture finale : entre l’acompte et le solde, l’entreprise a déjà payé le matériel, les heures, parfois un sous-traitant, et ce sur ses fonds propres, en attendant un virement qui peut traîner.
Le vrai problème n’est pas l’acompte, c’est le milieu du chantier
Un acompte de démarrage protège la décision de commencer. Il ne protège rien de ce qui s’engage ensuite. Sur un chantier de plusieurs semaines, le point de bascule financier n’est ni au début ni à la fin. Il se situe au moment où le matériel est acheté et les heures facturées, avant même que le client n’ait revu un centime depuis l’acompte.
Un acompte à la signature (souvent 20 à 30 %) qui couvre au minimum le matériel spécifique déjà engagé
Une ou plusieurs factures intermédiaires calées sur des étapes visibles du chantier (fin de gros œuvre, pose des menuiseries, etc.), et non sur des dates arbitraires
Un solde final limité, idéalement sous 20 à 30 % du total, réglé à la réception
La règle simple qui évite le piège
À aucun moment du chantier l’entreprise ne devrait avoir avancé plus que ce qui a déjà été facturé et encaissé. Si un poste matériel important arrive avant la prochaine échéance de paiement, c’est l’échéancier qui est mal découpé, pas le client qui agit de mauvaise foi.
Ce qui rend un acompte vraiment exécutoire
L’échéancier de paiement doit figurer sur le devis signé, pas être négocié à l’oral une fois le chantier lancé. Un accord verbal du type « je vous paierai au fur et à mesure » ne protège rien juridiquement et se transforme régulièrement en malentendu de bonne foi des deux côtés.
Des factures d’acompte qui se déduisent automatiquement
Cantia permet de facturer un pourcentage du devis en acompte, puis déduit ce montant de la facture finale sans ressaisie, et l’échéancier reste visible du premier au dernier paiement.
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